La fois où je me suis fait voler mon bécyk, mais que je l'ai retrouvé...

G.U.I.N.D.O.N. -

Comments

Add comment

Share

Social networks

Hyperlink

Send to a friend

Enter multiple addresses on separate lines or separate them with commas.
Type the characters you see in the picture above; if you can't read them, submit the form and a new image will be generated.

About the Author

Un cadenas mal barré, une clôture et une disparition...
De toutes les expériences qu'un être humain peut vivre, se faire voler son moyen de transport de prédilection est de loin la pire. Pire que la torture; pire que voir son enfant mourir; pire que voir l'Impact se faire scorer 2 buts dans les arrêts de jeu. Je le sais parce que ça m'est déjà arrivé. De me faire voler mon transport, je veux dire... Deux fois. SAUF QUE, moi, j'ai retrouvé les appareils à roulettes en question. Première fois, c'était mon char. Un Suzuki Sidekick décapotable bâtard! Je compterai ça une autre fois...Là, je vais raconter ce qui s'est passé par une chaude nuit ensoleillée (ou enlunée devrais-je dire...) de l'été dernier. Pour ceux qui ont lu ma dernière histoire, non, c'est pas la même histoire... En gros, il se passe exactement la même chose que dans toutes mes autres histoires. Je commence par être chaud, et un monde d'aventures rocambolesques s'ouvre à moi. C'est l'été je vous dis! Je reviens chez moi miraculeusement sur mon deux-roues à pédales, malgré le fait que la route se dérobe sous mes pneus et que les phares des voitures sont des chansons de Radiohead sur mes yeux. J'ai déjà accompli l'exploit de dormir en conduisant mon vélo, mais pas là. J'étais juste exténué, préoccupé, et ivre. Ce qui fait que je suis arrivé chez moi, que j'ai parké mon bécyk sur la clôture en fer forgé et que j'ai genre mis mon cadenas quelque part dans la roue. En fait, c'est ce que je croyais... Deux-trois jours passent. On est, mettons, le samedi après-midi et je me, mettons, verse un bol de Rice Krispies, en écoutant, mettons, du Madlib. Et par la fenêtre de la cuisine, je vois un jeune dude passer dans la ruelle sur un vélo comme le mien. Et je me dis: «Ayoye! Le jeune a un vélo comme le mien...» Cave! Les Rice Krispies font leur bruit caractéristique, Madlib aussi et j'allume finalement comme une grosse pancarte «Five Roses» qui surplombe une ville. C'est le mien, innocent! Faque je cours. Dans les directions les plus n'importe lesquelles. Je fais le tour du tour du bloc, je reviens à la case départ, je passe Go, je fais vivre un Groundhog Day au fumeux de crack du coin Jarry/St-Denis (que je salue, soit dit en passant... Tu mérites un texte un jour...), et j'ai l'impression d'être dans les crisses de tableaux cachés impossibles de Super Mario Bros 1 avec labyrinthes et contraintes temporelles clés en main. Je resuis devant chez moi. Et mon vélo est là, à sa place habituelle, barré avec un cadenas inconnu. Coup de théâtre! Mais de qu'est-ce que c'est ce élément cadenasquement pertubateur? Solution: cogner à «La Galère», le surnom donné à l'appartement situé au premier étage de mon immeuble et espérer la compréhension. Réponse: « C'est le jeune de de la maison qui l'a trouvé là l'autre matin, pas barré, alors il l'a pris et a décidé qu'il était à lui. » Wouin! C'est poche, mais c'est le mien...Alors, j'ai expliqué au jeune la réalité: «Des fois, les monsieurs sont saoûls pis ils oublient de barrer leurs bécyks. Faque je veux ravoir le mien!» Morale de cette histoire: Dans le fond, si vous buvez, essayez de minimiser les transports où vous avez le rôle du chauffeur...
4
Sorry, you need to install flash to see this content.