La fois où je suis allé au Mexique pour la première fois (NOT!)
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Un billet d'autobus, des crosseurs et une destination inattendue.
Tout commence avec cette photo ajoutée sur mon Facebook hier. On y voit mon pote Patrick Plouffe et moi-même, accompagnés d'une bonne demie-douzaine de bouteilles de fort. L'inspiration pour écrire ce texte venait d'arriver. Explications:
Je vous ai jamais parlé de mon premier périple au Mexique? Peut-être que oui, peut-être que non, j'ai juste pas le temps de tout relire mes textes, mais de toute façon, sachez que je ne raconte jamais la même histoire deux fois de la même manière. Plus le temps passe et plus l'histoire devient belle. Étrange, n'est-ce pas?
Ceci étant dit, c'était en 1998 si ma mémoire est bonne. Patrick nous avait dégoté des billets d'autobus de Montréal jusqu'à la frontière du Mexique pour 180$. Ça devait nous amener à Laredo, Texas, pis après ça, on aurait eu qu'à franchir la frontière à pied pour arriver à Nuevo Laredo, Mexique. Rendus là, « les autobus au Mexique, sont pas chers. Pis on pourra aller à Guanajuato ou à Monterrey. » C'est ce qu'on se disait...Faque après 56 heures d'autobus, on est débarqués dans cette ville-arnaque que constitue Laredo. Ça puait la conspiration de clochards à plein nez. À la base, on avait juste prévu attendre que le lendemain matin arrive en chillant dans le terminus d'autobus. Mais la pression montait autour de nous, et c'était clair qu'on était pour être la cible d'une organisation de hobos-pas-fins très bien rodée. La solution: se payer un Holiday Inn à 80$, prendre une douche (la première en quatre jours), boire une Bud Light à l'air climatisé, et regarder MTV.
La nuit a fait sa job de nuit, puis on a mis nos suits d'Hernan Cortez avec l'intention ferme de conquérir le Mexique. Première étape: franchir les douanes. Ces bandits-là te demandent un montant aléatoire que tu n'as pas vraiment le choix de payer quand tu parles pas espagnol et que t'as pas la chance de t'astiner. Deuxième étape: prendre un taxi jusqu'au terminus d'autobus du Mexique. Ces bandits-là te demandent un montant aléatoire que tu n'as pas vraiment le choix de payer quand tu parles pas espagnol et que t'as pas la chance de t'astiner. Troisième étape: acheter des billets de bus jusqu'à la destination de notre choix. Ces bandits-là te demandent un montant aléatoire que tu n'as pas vraiment le choix de payer quand tu parles pas espagnol et que t'as pas la chance de t'astiner. SAUF QUE ce montant aléatoire-là correspondait au prix que je venais payer pour partir de Montréal et m'en venir jusque là, c'est-à-dire 200$. Il était hors de question que l'on sorte un tel montant alors qu'on pensait s'en sauver pour moins de 30$. C'est rienque des crosseurs dans ce pays-là, qu'on se disait...
Donc, on a fait marche arrière, on est passés par une S.A.M. (Société des Alcools du Mexique) où les prix sont vraiment dérisoires (bouteilles de Tequila à 3$. Qui dit mieux?) et on a re-franchi la frontière en sens inverse. On a repris l'autobus et on est descendus à Dallas pour se rendre compte que Dallas, ça suce. Puis, on a repris le bus, et à Memphis, la grâce du King nous a touché j'imagine, parce qu'on a décidé de débarquer du bus et de boire tout notre alcool.
On s'est pris une chambre dans un motel cheap du ghetto, (Je me rappelle qu'il fallait traverser une autoroute en courant pour aller au dépanneur), et pendant deux jours, tout ce que nous avons fait, c'est: boire du fort, écouter MTV et vivre notre vie à fond.
Je ne regrette rien de ce voyage. Je me fous du Mexique. Ce que j'ai vu dans les quartiers pauvres de Memphis, je ne l'oublierai jamais. Merci Three 6 Mafia.




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