+ play
lists

Entrevue avec Jeremy Le Chatelier, l'inspirant photographe d'Habitat 67!

Crédit photo : Jeremy Le Chatelier
Entrevue avec Jeremy Le Chatelier, l'inspirant photographe d'Habitat 67!
OK ! Maintenant que le déversement des eaux usées est bien terminé, il faut tout de même attendre que l’eau soit de meilleure qualité avant d’allez surfer ! En entendant, laisse-moi te parler d’un fou photographe que j’ai rencontré grâce à la fameuse vague Habitat 67 !
 
Jeremy Le Chatelier, ce voyageur et photographe a pris quelques merveilleuses photos de surfeurs au spot de surf « Habitat 67 ». Né au Costa Rica, il a toujours plus d’un projet en tête. D’ailleurs, il travaille présentement sur un Magazine d’art & de surf en collaboration avec le surfeur et shaper William Pichet, qui verra le jour en avril prochain. Ses photos sont tout simplement malades! Il est très intéressant de voir comment il photographie les surfeurs avec tant d’originalité. Ses photos sont toutes différentes et tu peux à peine croire qu’elles ont été prises sur le bord de notre fleuve Saint-Laurent.
 
Si tu es un habitué de la vague d'habitat 67, tu risques de croiser le photographe l'année prochaine. Il risque d'être tout près de l'eau en train de photographier et faire des nouveaux tests. En attendant son premier magazine de surf bien de chez nous, j’ai voulu en apprendre davantage sur lui, histoire de te faire découvrir cet inspirant photographe!
 
Jeremy, quand as-tu touché pour la première fois à une caméra?
La première fois de manière sérieuse était juste avant de partir en Californie, il y a 3-4 ans. Je me suis tapé le mode d’emploi complet de la caméra pour essayer de comprendre comment elle fonctionnait. Au départ, c’est pas évident, mais je pense que ça vient assez rapidement une fois sur le terrain en l’essayant vraiment.
 
As-tu étudié dans le domaine? 
Non, j’ai lu beaucoup de livres sur la photographie, la composition, mais aussi regardé énormément de vidéos tutoriels. Je pense que c’est très simple de nos jours de s’instruire par soi-même.
  
Sur quoi travailles-tu en ce moment?
Je me lance souvent vers mille chemins en même temps, mais je dirais qu’en ce moment, ce sont les miroirs et la réflexion d’objets brillants. Je place plusieurs objets, comme des miroirs ou des loupes devant la caméra pour donner une autre perspective au sujet. Ça donne un aspect complètement différent et c’est une bonne façon de sortir quelque chose d’original.

 
Quel projet es-tu le plus fier?
Difficile de répondre, car il n’y a pas de projet précis dont je suis le plus fier. Par contre, j’ai tendance à dire que je suis très fier de ce que j’encadre. J’adore imprimer et passer du temps sur la construction et le choix du cadre. J’aime le produit fini, l’impression que ça donne.
 
Quels endroits as-tu découverts grâce à ta caméra? As-tu un spot préféré?
Pour être honnête, je ne vais pas quelque part pour prendre une photo, c’est plutôt le contraire. Si je pars marcher en montagne, ce n’est pas dans le but de photographier le paysage. Par contre, une fois là-bas, le lieu m’inspire et je sors ma caméra. Je m’adapte à l’environnement. Je vais, par exemple, monter dans l’arbre pour avoir un meilleur angle de vue.

Ma caméra ne me pousse pas à partir dans un endroit précis, elle me pousse à réfléchir sur le terrain, à être plus intense. Je pense qu’Habitat 67 est mon spot préféré. En fait, j’en suis sur. C’est rare que tu puisses retourner plusieurs fois au même endroit et avoir des photos complètement différentes les unes des autres.
 
J'ai vu sur Instagram que tu avais plus de 1000 abonnés à ton compte. Quelle place ont les médias sociaux dans ton travail?
L’art c’est quelque chose qui doit être partagé et vu pour exister. Si un arbre tombe dans une forêt sans personne aux alentours pour l'entendre, celui-ci fait-il du bruit ? J’sais pas, mais pour moi, non. L’art c’est pareil. Si personne ne le voit, ça mène à quoi? Les médias sociaux, même si c’est plein de défauts, ça reste très important.
 
Pratiques-tu un sport extrême en particulier?
Pas en particulier pour l’instant, j’ai un peu la cheville en compote. Je fais du skate de temps à autre avec les copains. Du surf, je patauge à essayer de rester à la surface. Je ne suis pas très bon. Je ne fais rien de trop extrême à vrai dire.
 
Comment est-ce que c'est que d’être son propre patron en photographie?
C’est merveilleux quand la motivation est là et désastreux quand elle ne l’est pas. La photo, j’adore ça en général, mais c’est sur qu’il y a des parties moins plaisantes parfois et c’est là que c’est difficile de se bouger. La photographie c’est toi dans ton bateau, seul à ramer. Si tu n’avances pas, tu finis par faire du surplace.


Où as-tu voyagé?
J’ai fait pas mal de pays, mes derniers étant la Suisse, la République tchèque, et la Russie. Avec mon meilleur ami, nous avons voyagé en Australie durant huit mois l’année dernière… J’ai surtout visité les pays d’Europe et d’Amérique Centrale. 
 
Qu'est-ce que tu aimes lorsque tu photographies des surfeurs? (Habitat 67 / Océan)
L’eau. Définitivement l’eau. J’adore le mouvement, la fluidité. Tellement de façons intéressantes de photographier le mouvement, c’est toujours amusant. Aucune photo ne se ressemble et je pense que ça, c’est magique. C’est littéralement une surprise après chaque clic.

Pour plus de photos, rendez-vous sur le site internet de Jeremy Le Chatelier ou sur sa page Instagram!
 
SURF’S UP !