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Une concentration sportive pas comme les autres à Sherbrooke!

Crédit photo : Vincent Beauchemin
Une concentration sportive pas comme les autres à Sherbrooke!
On connaît tous un peu le principe des programmes de sport-études présent dans les écoles secondaires aux quatre coins du Québec; un élève inscrit dans un tel programme passe une partie du temps qu’il devrait normalement passer en classe à pratiquer son sport. Bien que ces programmes aient démontré leurs bienfaits autant au niveau académique que sportif, un bémol persiste : la liste des sports qu’un jeune peut pratiquer dans le cadre d’un tel programme est relativement restreinte et se résume souvent au soccer, au hockey, à l’athlétisme et au football. Les jeunes sportifs ne pratiquant aucun de ces sports n’ont donc souvent d’autres choix que de s’inscrire en régulier et pratiquer leur passion à l’extérieur de l’école et dans leur propre temps libre.
À l’école secondaire du triolet à  Sherbrooke, la situation est quelque peu différente puisque l’école offre une concentration sportive unique en son genre. J’ai nommé une concentration…SKATEBOARD! Eh oui, vous avez bien lu et c’est bien vrai, aussi contre-intuitif que cela puisse sembler à première vue. Il existe à Sherbrooke un programme qui fait manquer des heures de cours aux élèves pour faire du skate!

Le modèle du programme est assez similaire à ceux des autres programmes sport-études. Les élèves skatent de 9h à 11h tous les jours d’école. En retour de ce privilège, la douzaine de skaters inscrits dans le programme cette année doivent s’engager à maintenir une moyenne de 70 en français et en mathématique en plus de n’avoir aucun échec dans les autres matières. Personnellement, j’aurais mis le nez quelques heures de plus dans mes livres d’école le soir pour avoir le droit de faire des kickflip sur mes heures de cours!

En raison de l’hiver et l’absence de skatepark intérieur à Sherbrooke, l’école devait trouver une façon de permettre aux skaters de pratiquer leur passion même lorsque la température extérieure descendait sous le point de congélation. Face à un tel problème, quoi de plus normal s’est dit la direction de l’école, que d’utiliser les structures déjà existantes de l’agora pour en faire un skatepark! Si seulement toutes les institutions scolaires avaient une telle ouverture d’esprit!

Le programme en ait présentement à sa cinquième année et a le vent dans les voiles. La seule chose que l’on puisse espérer, c’est que d’autres écoles se sentent interpellées par ce qui se fait à Sherbrooke et décident de se lancer dans des programmes similaires.