Payz Play.
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«Un nouveau règne est né, celui de la forme triangulaire pointant vers la droite, symbole ultime d'une simple proposition : écoute, tu verras bien ce que ça te dit ...». Dit de même, on dirait un peu le catch-phrase d’une pub de recrutement pour les Francs-maçons. Avec comme nuance que la pyramide de Payz Play ne pointe pas vers le ciel, mais plutôt vers l’avant. Les Payz Players sortent le 27 mai prochain leur nouveau projet qui, à l’instar du «Play» de ton boombox, se situe entre les retours faciles au passé, les projections trop rapides vers le futur, et le plus loin possible du piton «Stop».
C’est quoi le concept Payz Play?
Egypto: On voulait ça simple, clair, impératif, genre donne nous une chance, pèse play pi tu vas voir tu vas aimer ça. On a cherché pendant longtemps le nom. Pi juste quelques mois après l’avoir trouvé, P.Diddy a sorti Press Play…
R.U: … mais on a fait «Fuck it», on se tient debout, on le garde notre nom. Heureusement ça a pas marché son affaire, pi personne s’en rappelle aujourd’hui.
Égypto: Aussi, une chose qu’on voulait qui soit claire, c’est que même si c’est un album plus club qu’on voulait, c’est du rap pareil, sans compromis: Notre myspace, ça dit Rap/Rap/Club. On a juste voulu passer du son plus ’70 d’Atach Tatuq, aux années 80. Mais comme 22 080!
Y’a beaucoup de noir dans vos visuels… Réponse au rap-fluo?
Égypto : Ben on est pas parti avec cette idée-là, mais on est bien content que ça donne cette image-là. Le noir c’est slick, c’est classe, ça passe partout.
R.U.: Mais là c’est pas emo ou pleurnichard. C’est plus cynique…
… un peu comme vous autres, non? Vous avez sûrement pas eu à changer votre garde-robe au complet pour les shows et la promo?
Égypto : Ben, c’est drôle parce que je me rends compte que j’ai commencé à m’acheter plein de linge noir en faisant l’album.
Naes : C’est comme pour Deluxxx, tu vois, tout mon linge était brun…
D’un point de vue technique comment avez-vous abordé l’album? Qui a collaboré, que ce soit derrière la console ou devant le micro.
Naes : J’ai utilisé le même matériel que sur les autres projets. Tout est basé sur de l’échantillonnage. Mais vu qu’on voulait un son plus club, ça m’a obligé à changer les disques avec lesquels je travaillais avant. Mais surprennament, y’a pas samples des années 80 sur l’album… Ça va peut-être des années ‘60 pour le sample de «Il était 2 fois», et ça arrête en 1979. Y’a aussi François Lafontaine de Karkwa qui est là-dessus («Plateau Beach» et «L’agonie du couplet») et Seb Ruban qui a fait pas mal de clavier, en plus de réaliser l’album.
Egypto : Sinon côté featuring, y’a Divizion Blindée (Arnak et MGM), Carole Facal de Dobaracol [ndlr : moi non plus j’y croyais pas!!], et Omnikrom.
Vous avez vu neiger dans le rap au Québec : Une chose qui a changé depuis le lancement de Traumaturges?
R.U. C’est le côté technique. Maintenant tout le monde fait des CD. Y’a un océan de musique. Fak faut faire plus de bruit pour que le monde te remarque. Mais d’autre porc [sic], y’a une ben plus grande ouverture d’esprit. On est beaucoup moins marginalisé.
Egypto : C’était moins accessible avant, parce que tu pouvais pas faire de disques dans ta cave. Maintenant, n’importe qui avec un ordi peut sortir un album. Remarque, pour nous ça change rien, parce qu’on n’a jamais fait ça des albums de sous-sol, on n’y a jamais cru.
Avec une chanson qui s’appelle «Hip Hop is (really) Dead», j’ai pas le choix de vous demander ce que vous pensez de l’état du rap en 2008.
Naes : C’est surtout une chanson hommage à J Dilla. Quand il est mort, c’est une partie du rap qui est morte. Et je pense pas que je peux cacher que ça a été une grande influence pour moi. Y’a même un gars de Détroit qui m’a écrit sur Myspace pour me dire que j’étais un des derniers jedi du genre.
R.U.: Le Hip Hop pour moi ça n’a jamais été clair. Je viens des Laurentides, j’mange du spaghetti pi j’aime faire du motocross, mais j’écoute et je fais du rap : est-ce que je suis hip hop? Et je suis vraiment pas le seul comme ça au Québec. De toute façon, qui est-ce qui décide qui qu’il l’est, qui qui l’est pas? C’est un truc de puristes qui a pas vraiment de lien avec ce qui se passe au Québec pour vrai.
Egypto : Hip Hop is dead, j’adhère pas à ça. C’est sûr qu’en 94, y’a eu plein d’albums de rap super bons, mais l’important c’est de bouger. Là, je trouve qu’il se passe de quoi de vraiment fou dans la musique, où tout se mélange. T’écoute Kanye ou le nouveau The Roots, ça devient de plus en plus dur de mettre des étiquettes. Tant qu’à moi le rap a jamais été plus vivant que depuis qu’il est mort.
Est-ce qu’il y a une question que vous auriez aimé que je vous pose?
R.U: «Est-ce que je peux vous acheter 20,000 albums?». On t’en aurait fait printer juste pour toi!
Lancement mardi le 27, au Gymnase, dès 20h




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http://combatspirituel.skyrock.com
je me suis procuré l'album tantôt, et je l'ai déjà dans mes préférences dans mon mp3 player!
sur tout le remix de piss de dance!
aouch! ça va être show cet été!
Content de voir qui en a qui partage le meme amour pour J DILLA que moi
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