Plus gros que toi(et mieux habillé)
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Ne nous trompons pas : ce n’était pas un spectacle innocent pour faire la promotion d’un vulgaire album; C’était ni plus ni moins la tournée de l’empereur de l’entertainment dans son royaume soumis. Un tour d’honneur pour montrer ce que c’est que d’être «the brighest star of the universe».
Bien sûr, un roi ne se déplace pas sans sa cour. On avait choisi le jeune laquais Fiasco pour lancer les festivités. C’est assez surprenant que ça soit son premier passage à Montréal, lui qui semblait avoir son lot de fans dans un Centre Bell pas encore tout à fait réveillé (19h30, c’est tôt… il devrait y avoir une règle, comme pour l’alcool : pas de bière avant midi, pas de rap avant 21h). On se reprendra.
Les spatiaux (spéciaux?) Neptunes/N.e.r.d. enchaînaient. Si je n’ai jamais su sur quel pied danser avec eux (des rappeurs-nerds qui font du rock-club?!?!?), ça ne s’est jamais mieux manifester que durant le spectacle. Ça marchait bien pendant Rock Star, et Everyone Nose (Look atchou, Look Atchou!), mais ça s’égarait un peu dans leur répertoire moins commercial.
L’entrée de la nubile princesse Rihanna en bouffante robe de mariée noire donnera une bonne idée du ton de la prestation : clinique, froide et ténébreuse. Elle a beau être riche, jeune, belle, la diva semblait morte de l’intérieur. A good girl gone bad?
Elle a quand même servi tout un show, mettant à profit ses propres bangers, et pigeant dans le répertoire des M.I.A (Paper Planes) et Lauryn Hill (That thing). On déplorera quand même le manque d’originalité de la mise en scène, piquant à Daft Punk tant l’univers de triangles scalènes que les références robotiques. Mais bon, après s’être époumoné pendant 10 minutes sur le refrain de Umbrella et avoir ri des crinqués tout fiers d’ouvrir leur parapluie, on était prêt à tout pardonner.
Kanye in the sky with diamonds
Peut-être que le gars qui s’occupe de l’ambiance d’entracte au Métropolis devrait faire un stage au Centre Bell. La musique était juste sick ! J’étais assez dedans pour être un peu frustré qu’on me coupe le verse de Havoc dans Shook Ones pt II, même si je savais que c’était parce que le vaisseau de Kanye s’en venait. Comme de fait, la voix de Jane, une genre de Hal 9000 plus suave, annonçait la catastrophe : à la fin d’une virée intergalactique, la calèche de l’espace de Kanye manque de gaz et s’écrase à Montréal, au Centre Bell. Ben quin !
La scène s’éclaircit progressivement, et dévoile un M. West déguisé en astronaute trendy couché par terre. Cris et éclats et joie, notre vassal n’est pas mort. Mieux, il se lève aux «ouuUU hOUuUUoooUH» contagieux de la bien choisie «Good Morning». Les lumières sont maintenant complètement allumées, et on peut pleinement apprécier l’ampleur du projet. La plaque (mobile) sur laquelle le rappeur se tient est en fait en plein milieu d’un champ de bosses, qui se métamorphosera au fil des chansons en volcan, en chute, en steppe glacée et en cosmos.
La teneur de l’événement devient elle aussi de plus en plus claire. C’est moins un spectacle qu’un musical dans laquelle l’acteur principal (parce qu’unique) est à la fois le producteur, le compositeur, l’interprète, le financier, etc. Regardes «Mythomane» dans le dictionnaire, et si y’a pas la face de Kanye West à côté, c’est que t’as pas l’édition 2008.
En effet, pendant 1h30 Kanye réussit à garder sa trame narrative de gentil voyageur spatial qui veut rentrer chez lui en incorporant ses compositions au travers. Exemple : il est triste, et se dit qu’une chicks l’aiderait sûrement, PAF, Jane se change en fille semi-nue et Gold Digger part. Ou encore, après que son vaisseau spatial n’ait pas réussi à s’envoler grâce aux étoiles filantes (Flahshing lights), All falls down retentissait. Concept quand tu nous tiens!
Ça marchait pas tout le temps, remarque. Ainsi, Kanye ne s’est pas forcé pour inclure sa mère dans l’histoire (Hey mama). Ni Jesus, pour l’évangélique Jesus Walks. Ça aurait d’ailleurs été un drôle de mix… Ça aurait probablement fini avec un «This city is two small for the two of us» pi un duel d’égo. Avec mon argent, sans hésitation, sur le prophète de Chicago.
Le gentil rappeur ayant refusé tous les photographes, nous nous voyons dans l'obligation d'utiliser les talents de notre graphiste maison pour illustrer ledit spectacle. Toutes nos excuses...




WOW! Kanye est vraiment un bon promoteur, je vois que son speech sentimental à la fin du show a porté fruit.
Toutefois, Le petit livre qu'il donnait à la fin est vraiment inspirant
Noi j'ai apprécié ma soirée et mon argent a été bien investit. J'avoue que je m'attendais à plus, mais c'était quand même cool le voyage dans l'espace. Les chansons étaient majoritairement bien incorporées. Ma track préféré du show c'était Good Life, parce que Kanye avait l'air d'aimer ça se prendre pour T-Pain avec plein de vocoder! haha.
ps. Le dessin Paint est vraiment très beau!
PAS MAL TROP CRITIQUE comme article, ce show était juste fou et Kanye a fait lever le crowd en tbk Lupe et NERD aussi, pis Kanye a du talent on dirait que t'essaie de le dénigrer, toutes les raisons sont bonnes de te la péter quand tu es rendu à ce stade là. Kanye a abusé, point final.
Une chance que NERD était la, car le show était un peu ordinaire. Rihanna a endormi le crowd et Kanye a eu de la difficulté à le reveiller. J'aurais pas aimé payer 1 000$ pour 4 billets que le tata du Nouveau-Brunswick m'a donné pour ce show la
euh c est qui l'artiste? moi je dit que julien devrait l engager pour faire les flyers des evemenebt 33mag a venir.
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